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  <title>LExpressPlus.com - Information en continu. Actualités, Politique, Football, People, High Tech</title>
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   <title>Cameroun : Otto Pfister présente sa démission</title>
   <pubDate>Fri, 29 May 2009 12:59:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>RFI</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[SPORTS]]></dc:subject>
   <description>
<![CDATA[
Le sélectionneur du Cameroun, Otto Pfister, a présenté sa démission. Le technicien allemand n’a pas accompagné les Lions indomptables en stage en Belgique avant un match contre le Maroc le 7 juin à Yaoundé. L’entraîneur manifeste ainsi son mécontentement à l’égard de ses nouveaux adjoints. Ces derniers ont critiqué ses choix de joueurs, effectués sans concertation.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.lexpressplus.com/photo/1402945-1859062.jpg" alt="Cameroun : Otto Pfister présente sa démission" title="Cameroun : Otto Pfister présente sa démission" />
     </div>
     <div>
      La carrière mouvementée d’Otto Pfister à la tête de l’équipe du Cameroun va-t-elle prendre fin quelques jours avant un match qualificatif pour la CAN et le Mondial 2010 face au Maroc ? Le sélectionneur a présenté sa démission au ministère des Sports national. Le technicien allemand a également refusé d’accompagner en stage en Belgique les 25 joueurs convoqués. Il serait actuellement chez lui, en Allemagne.  <br />  <br />Les causes de ce coup de pression ? Une incompatibilité d’humeur avec ses trois adjoints au sujet des Lions indomptables choisis pour affronter le Maroc le 7 juin à Yaoundé, puis le Gabon le 20 juin à Libreville. Jean-Paul Akono, Michel Kaham et Martin Ndtoungou, nommés un mois plus tôt, se sont plaints de ne pas avoir été consultés par Otto Pfister. De son côté, l’ex-entraîneur du Rwanda, su Sénégal, de la Côte d’Ivoire, du Zaïre et du Ghana n’avait pas apprécié de se voir imposer ces trois collaborateurs.  <br />  <br /><span style="font-weight: bold;">Un sélectionneur contesté</span>  <br />  <br />Les relations n’ont jamais été simples entre Otto Pfister et la FECAFOOT notamment. Le natif de Cologne avait été désigné peu avant la CAN 2008 par le ministère des Sports. Malgré une finale (perdue), sa gestion tactique et humaine du groupe avait été vivement critiquée. L’homme, âgé de 72 ans, s’était toutefois accroché à son poste.  <br />  <br />En 2006, Otto Pfister avait déjà menacé de quitter la sélection togolaise pour une histoire de primes, quelques jours avant le début de la Coupe du monde. Il était finalement revenu s’asseoir sur le banc des Eperviers. L’histoire va-t-elle se répéter alors que le Cameroun est en péril après une première défaite (1-0) face à ces mêmes Togolais ? La réponse appartient en partie aux instances dirigeantes du sport camerounais. Le ministère des Sports va se réunir à ce sujet avant de transmettre le dossier à la FECAFOOT.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>Les Camerounais sont perdus.</title>
   <pubDate>Fri, 29 May 2009 12:53:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>rfi</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[SPORTS]]></dc:subject>
   <description>
<![CDATA[
La démission du sélectionneur du Cameroun, Otto Pfister (dont la famille a reçu des menaces), a provoqué la colère de certains Lions indomptables, en stage en Belgique. La tension monte entre certains internationaux et le trio d’adjoints assurant l’intérim. Impossible pour les Camerounais de préparer sereinement la rencontre face au Maroc du 7 juin à Yaoundé comptant pour les éliminatoires combinées CAN/Mondial 2010. La présence de Samuel Eto’o pourrait calmer le jeu.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="http://www.lexpressplus.com/photo/1402930-1859043.jpg" alt="Les Camerounais sont perdus." title="Les Camerounais sont perdus." />
     </div>
     <div>
      Quel sera l’état de la Tanière quand Samuel Eto’o, son leader la rejoindra, après son succès en Ligue des champions avec le FC Barcelone ? La question est sur toutes les lèvres au Cameroun. L’équipe nationale n’en finit pas de s’enfoncer dans la crise depuis que son sélectionneur, Otto Pfister, a refusé d’accompagner les Lions indomptables en Belgique.   <br />   <br />Le technicien allemand âgé de 72 ans a démissionné pour incompatibilité avec ses trois adjoints nommés le 30 avril, contre son avis. Jean-Paul Akono, Michel Kaham et Martin Ndtoungou s’étaient, eux, plaints du manque de concertation sur le choix des 25 joueurs pour affronter le Maroc le 7 juin à Yaoundé, puis le Gabon le 20 juin à Libreville, dans le cadre des éliminatoires combinées CAN/Mondial 2010, ainsi que la Côte d’Ivoire en amical, le 13 juin à Abidjan. Otto Pfister, rentré en Allemagne, a en outre choisi de privilégier la sécurité de sa famille : celle-ci aurait reçu des menaces de mort.   <br />   <br /><span style="font-weight: bold;">La fronde des cadres</span>   <br />   <br />Le trio Akono-Kaham-Ndtoungou assure pour le moment l’intérim. Mais ça ne durera peut-être pas. Les trois hommes se sont mis une certaine partie des joueurs à dos. Jean-Paul Akono aurait en effet suggéré que le gardien Carlos Kameni et les défenseurs Rigobert Song et Gérémi Njitap prennent leurs distances avec la Tanière et soient remplacés par Joseph-Désiré Job, Pierre Womé et Markus Mokaké. Un véritable crime de lèse-majesté à l’égard de trois cadres emblématiques.   <br />   <br />Thomas Nkono, ancien grand gardien de but du Cameroun chargé d’entraîner Carlos Kameni et ses concurrents, pourrait prendre les rênes de la sélection en attendant la nomination d’un successeur à Otto Pfister. Thomas Nkono entretient en effet de bonnes relations avec le groupe. Le Ministre des Sports camerounais s’est rendu en tout cas à Bruxelles pour calmer le jeu, mais le mal est déjà fait. Reste à savoir comment Samuel Eto’o Fils, star emblématique des Lions, accueillera ces derniers développements.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>Blick Bassy, de là-bas et d’ailleurs</title>
   <pubDate>Tue, 24 Feb 2009 12:58:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>RFI</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Arts/Culture]]></dc:subject>
   <description>
<![CDATA[
 

Blick Bassy, finaliste du prix Découvertes RFI en 2007, signe enfin Léman, un premier album international, qui vogue délicatement sur un océan de rythmes du Cameroun ou d’Afrique de l’Ouest au gré de ses influences soul, jazz ou bossa.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.lexpressplus.com/photo/1247440-1627664.jpg" alt="Blick Bassy, de là-bas et d’ailleurs" title="Blick Bassy, de là-bas et d’ailleurs" />
     </div>
     <div>
      Blick Bassy arrive sur la place de la Bastille la mine un peu chiffonnée. La veille, il a donné un concert à la maison d’arrêt pour hommes de Bois-d’Arcy en banlieue parisienne. Il y a joué les morceaux de son dernier album, Léman, avec sa guitare, comme dans les dizaines de salles de concert parisiennes qu’il a écumées ces trois dernières années, pour gagner sa vie et se faire connaître. Mais avec une nuance de taille : ces derniers temps, les affaires reprennent. Ce premier album international, qu’il a mis quatre ans à boucler est enfin prêt, signé et bien produit.   <br />   <br />Sono mondiale   <br />   <br />Pourtant Blick Bassy n’en est pas à son coup d’essai. Il était la voix et souvent la plume de Macase, une expérience de fusion percutante entre jazz et rythmes traditionnels camerounais. En dix ans et deux albums remarqués, Macase a construit un univers à part et tourné sur les scènes du monde entier.   <br />   <br />Mais en 2005, Blick sort au Cameroun, Donalina, un disque qui lui permet d’être finaliste au Prix Découvertes RFI 2007… qui revient finalement à la Tchadienne Mounira Mitchala. Il quitte Yaoundé et décide de tout reprendre à zéro et en solo, à Paris. "Là, j’ai fait le plus de concerts possible, en me disant qu’à force de lire mon nom sur des programmes de concert, les curieux viendraient me voir…" Bien joué : en 2008, le directeur du label hollandais World Connection (Sara Tavarès, Tito Paris…) repère sa page Myspace, se déplace dans une petite salle parisienne et tombe sous le charme. En trois semaines, le contrat est signé. Blick n’en revient toujours pas.   <br />   <br />Pendant ses années de galère, il avait eu le temps de composer et de laisser libre cours à ses influences : soul, bossa nova, jazz, et bien sûr les rythmes bassa, appris dans le village de ses grands-parents, au centre du Cameroun. "A huit ans, mon père, qui me trouvait trop têtu, m’a envoyé à Mintaba pour deux ans. J’ai appris à pêcher, chasser, mais surtout j’ai découvert la musique. Chaque soir, des musiciens d’assiko passaient jouer. L’assiko, c’est un vrai spectacle, il y a généralement un guitariste, un joueur de tôle ondulée ou de bouteille, un tambour et trois danseurs qui font des exploits en dansant. Par exemple, une femme peut rentrer en transe et soulever une table en bois avec ses dents en dansant. Mon jeu de guitare est resté proche de celui de l’assiko, très percussif et rythmique, pour pouvoir jouer tout seul".   <br />   <br />   <br />
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Océans rythmiques</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.lexpressplus.com/photo/1247440-1627665.jpg" alt="Blick Bassy, de là-bas et d’ailleurs" title="Blick Bassy, de là-bas et d’ailleurs" />
     </div>
     <div>
      Sur la base des rythmes bassa, l’album vogue donc sur des océans immenses et rapproche le Cameroun et le Brésil, par exemple, ou le Mali et Mintaba, le village de ses grands parents. "J’ai grandi en écoutant plusieurs styles musicaux. Mon père était commissaire, chargé de faire les papiers de résident aux étrangers. On avait donc pas mal de vinyles, comme Gilberto Gil, Joao Gilberto, Nat King Cole...Cela m’a marqué. Et puis, comme tous les Camerounais de ma génération, j’ai beaucoup écouté Eboa Lottin ou Jean Bikoko. Mais à Paris, j’ai découvert la musique d’Afrique de l’Ouest : Ba Cissoko, Toumani Diabaté… J’ai donc eu envie d’inviter la kora, le kamele n’goni ou la flûte peule à jouer sur les rythmes diatoniques bassa de chez moi". Alors, Blick Bassy enregistre Léman, "le miroir" en bassa, entre Paris et Bamako, au studio de Salif Keita, sous sa bienveillance et avec ses musiciens.  <br />  <br />Selon Blick, "tous les rythmes traditionnels peuvent t’amener ailleurs si tu décales un peu le jeu… On dit souvent que le Cameroun est l’Afrique en miniature. Si on prend le bolobo, qui est un rythme bassa joué pour les intronisations, il suffit de rajouter une clave pour retrouver le mbalax du Sénégal. Au nord du Cameroun, on retrouve des rythmes proches de ce qui se joue au nord du Mali".  <br />  <br />Le Cameroun, la source. "S’en écarter pour mieux y revenir", semble chuchoter la musique de Blick. Lorsqu’il aura un peu de temps, il se promet d’ailleurs d’aller enregistrer à nouveau la langue bassa des anciens, tissée de proverbes et de paraboles. En 1995, il avait déjà été collecté auprès des vieux, des proverbes pour nourrir ses textes et son imaginaire. Près de quinze ans après, la langue bassa des villes a beaucoup évolué, mais celle de sa grand-mère reste intacte, toujours connectée à la sève des arbres et aux étoiles. Blick Bassy doit lui chanter, à la guitare, et sous la lune, les morceaux de son album, afin qu’elle lui donne son avis, ou mieux, son approbation.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>Cameroun : La décolonisation dans la violence... en silence</title>
   <pubDate>Wed, 18 Feb 2009 12:56:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>agoravox.fr</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Lettre ouverte]]></dc:subject>
   <description>
<![CDATA[
Le 1er janvier 1960, le Cameroun accédait à l’indépendance et s’émancipait, officiellement sans heurt, de la tutelle française. Dans les faits, c’est une tout autre histoire qu’exhument deux chercheurs français. Historiens, politiques et victimes d’une sanglante répression orchestrée depuis Paris témoignent.     <div>
      La Télévision suisse romande, dans son émission « Histoire Vivante », diffuse un documentaire réalisé par Gaëlle Leroy, membre de Journal du Net(JDN) et Valérie Osouf, Réalisatrice des documentaires et Journaliste, sur une guerre dont on ne parle jamais. Du milieu des années 50 à la fin des années 70, les deux chercheurs démontrent comment la décolonisation du Cameroun s’est faite dans la violence extrême. Une tragédie silencieuse qui aurait fait entre 30.000 et 500.000 morts dans les rangs de l’UPC( Union des Populations du Cameroun), selon le reportage.  <br />  <br />&nbsp;  <br />Contrairement à l’Indochine ou à l’Algérie, rares sont ceux qui ont eu vent de la tragédie qui s’y est jouée, "comme s’il y avait une chape de plomb sur l’Afrique noire. Au fond, il ne s’est peut-être rien passé parce qu’il n’y a pas d’hommes là-bas. C’est une question que l’on peut vraiment se poser : on ne peut pas faire une tempête dans un verre d’eau parce que des nègres ont été massacrés...", pointe Moukoko Priso, secrétaire général de l’UPC (Union des populations du Cameroun).  <br />  <br />Son parti, créé en 1948 par Ruben Um Nyobé, est le principal mouvement d’opposition au sortir de la Seconde Guerre mondiale. Se dressant contre les petits arrangements qui laissent son pays sous la coupe française, ses hommes vont payer un lourd tribut.  <br />  <br />Trente mille morts, cinq cent mille, peut-être davantage : les décomptes sont flous, même pour les historiens. En 1952, Um Nyobé part plaider la cause de l’indépendance à la tribune de l’ONU. A Paris, c’est la panique : pas question que cette partie de l’Afrique équatoriale ne bascule dans le camp communiste. L’UPC est dissous. Condamnés à la clandestinité, ses militants sont traqués, torturés, assassinés.  <br />  <br />Um Nyobé tombe sous les balles de l’armée coloniale en 1958. Il sera interdit de prononcer son nom au Cameroun jusqu’en... 1991. Haut-commissaire de la République au Cameroun entre 1956 et 1958, Pierre Messmer, décédé depuis, se justifie face à la caméra : "Nyobé faisait régner la terreur. J’ai décidé de lui faire la guerre et de l’éliminer. Il refusait l’autonomie interne, il refusait la démocratie, donc il se mettait hors la loi et il le savait."  <br />  <br />Dans l’ombre, la main de la France...  <br />La proclamation de l’indépendance n’a pas signé, loin de là, la fin des combats. En novembre 1960, Félix Moumié, le successeur de Um Nyobé, connaît le même sort : en exil à Genève, il est empoisonné par un agent des services secrets français. Aujourd’hui, sa veuve accuse : "Le général de Gaulle a tué mon mari."  <br />  <br />Pendant des années, les indépendantistes de l’UPC sont pourchassés et abattus. Pour le général Pierre Semengue, ancien chef d’état-major de l’armée camerounaise, les choses sont claires : "Une partie de l’UPC n’a pas accepté cette indépendance et a continué la lutte. Cette deuxième rébellion a été combattue par l’armée camerounaise. Encadrée au départ par les officiers français, puis au fur et à mesure par des officiers camerounais."  <br />  <br />Pour avoir le champ libre dans la brousse où les maquisards se cachent, l’armée va jusqu’à parquer quatre cent mille civils dans des camps. Comme au Vietnam, du napalm aurait été largué. D’un revers de main, Messmer dément mollement : "Ce n’est pas important..."  <br />  <br />Pour ses richesses naturelles, son pétrole et ses forêts, il n’a, semble-t-il, jamais été question de laisser le Cameroun quitter tout à fait le giron français...
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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